Aujourd’hui, en quoi les attentes des clients ont-elles évolué sur les sujets environnementaux ?
Anne-Sophie Meyer : Aujourd’hui, les marques sont beaucoup plus exposées, que ce soit vis-à-vis des consommateurs ou des groupes auxquels elles appartiennent. Elles ont des objectifs de réduction carbone et doivent intégrer ces enjeux dans leurs développements. Elles attendent donc de leurs fournisseurs un accompagnement pour mieux comprendre leur impact et surtout pour identifier comment le réduire, sans pour autant dénaturer leur ADN.
Marco Stefanovic : Oui, clairement, le sujet environnemental est devenu un vrai critère de décision. Entre les engagements CO₂ à horizon 2030 et les réglementations comme la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive), la pression s’accélère. Ce qui change aussi, c’est que ce n’est plus uniquement un sujet RSE : il est désormais intégré aux équipes achats, design ou commerciales.
Anne-Sophie Meyer : Et ça change tout, parce qu’aujourd’hui on arrive à parler un langage commun, là où avant les notions étaient plus complexes et parfois floues.
Marco Stefanovic : Exactement, la standardisation permet justement de comparer ce qui est comparable et d’avoir des analyses réellement exploitables
Concrètement, à quel moment EcoDesignCloud (EDC) intervient-il dans vos échanges avec les clients ?
Anne-Sophie Meyer : On peut l’utiliser dès la phase de création, pour proposer directement au client des options plus responsables. Ensuite, en phase de développement, il nous aide à arbitrer entre différentes pistes. Et enfin, il est aussi utilisé après la production, notamment pour alimenter les bilans carbone ou analyser les impacts liés au transport. C’est vraiment un outil utilisé de A à Z.
Comment EcoDesignCloud permet-il de rendre ces échanges plus concrets et plus objectifs ?
Marco Stefanovic : Avant, on était beaucoup sur du déclaratif, sur des intentions. Aujourd’hui, on met des chiffres sur la table, basés sur des critères scientifiques reconnus. Ça permet de passer d’une perception à une démonstration. Les rapports sont lisibles, comparables, et compréhensibles par tous les acteurs du projet, ce qui facilite énormément les échanges.
En quoi EcoDesignCloud change-t-il la manière de prendre des décisions sur un projet ?
Anne-Sophie Meyer : Il permet déjà de travailler à un niveau très précis. On peut comparer un composant spécifique sans remettre en cause tout le produit.
Marco Stefanovic : Et surtout, les comparaisons sont quasi immédiates. Là où une analyse pouvait prendre des semaines, on obtient aujourd’hui des résultats en quelques minutes. Cela permet d’intégrer l’écoconception dès le brief, à un moment clé où la majorité de l’impact se décide, et de mettre en balance les enjeux de coût, d’esthétique et d’impact environnemental.
Chez Anaïk, comment utilisez-vous EcoDesignCloud pour accompagner vos clients sans contraindre leurs choix ?
Anne-Sophie Meyer : On reste dans une logique de conseil. On ne remet pas en cause un brief, mais on propose systématiquement des alternatives plus responsables, en respectant les codes de la marque. C’est d’ailleurs ce que les clients attendent aujourd’hui : être accompagnés, challengés, et bénéficier de solutions concrètes. C’est un vrai levier de différenciation pour nous.
Pourquoi est-il essentiel de laisser le choix au client, même avec des données d’impact ?
Marco Stefanovic : Parce qu’EcoDesignCloud est un outil d’aide à la décision, pas un outil de prescription. Le client a toujours d’autres contraintes — budget, délais, stratégie — que l’outil ne prend pas en compte. L’objectif est de le responsabiliser, de lui permettre de faire des choix éclairés et de progresser étape par étape.
Qu’est-ce que vos clients retirent concrètement de l’utilisation d’EcoDesignCloud ?
Anne-Sophie Meyer : Certains résultats remettent en question des idées reçues. Ça permet d’ancrer les décisions sur des données fiables et d’alimenter leurs réflexions en interne.
Marco Stefanovic : Et il y a aussi un vrai gain en termes de collecte de données. Le fait que tout soit centralisé facilite le reporting et simplifie les échanges.
Selon vous, quel rôle ces outils vont-ils jouer dans les années à venir ?
Marco Stefanovic : On va clairement vers une standardisation du marché. Avec les réglementations comme la CSRD ou la PPWR (Packaging and Packaging Waste Regulation), ces outils vont devenir indispensables, au même titre qu’un cahier des charges technique. Les entreprises leadeuses, comme Anaïk, prennent déjà une longueur d’avance.
Si vous deviez résumer EcoDesignCloud en une phrase côté client ?
Anne-Sophie Meyer : « L’ACV est clé pour concevoir des gifts et des packagings réellement plus durables sur la base de données fiables et non plus d’idées reçues. »
Marco Stefanovic : « EcoDesignCloud c’est le standard qui transforme un engagement environnemental en un acte concret, mesurable, partagé avec toute la chaîne, de la marque jusqu’au fournisseur. »


